Les maladies oculaires

Les maladies oculaires

L’exeman de la vue est important

Les yeux sont des parties du corps comme les autres, c’est pourquoi ils sont également sujets aux maladies. Cependant, la majorité du temps, ils sont dépistés très rapidement grâce au fameux examen de la vue, que vous pouvez passer à la lunetterie de Repentigny.

Pour vous aider à vous retrouver parmi les nombreuses maladies oculaires, voici une petite liste des plus courantes.

La cataracte

La cataracte se caractérise par l’opacité partielle ou totale du cristallin, responsable d’une baisse progressive de la vue, ainsi qu’une vision trouble des couleurs et une grande sensibilité à la lumière vive. Les signes de la cataracte apparaissent généralement avec l’âge, le plus souvent à partir de 60 ans. Cependant, elle n’est pas rare non plus vers 50 ans, voire même 40 ans. Il faut savoir qu’à partir de 65 ans, une personne sur cinq en est atteinte, puis elle augmente à une personne sur trois après 75 ans et jusqu’à une personne sur deux après 85 ans ! Elle est donc très fréquente, notamment chez les personnes âgées.

Seule la chirurgie permet de retrouver une vision correcte. Elle consiste à enlever le noyau du cristallin pour le remplacer par une lentille artificielle.

Le glaucome

C’est une maladie dégénérative du nerf optique qui entraîne une perte progressive de la vision. Malheureusement, les signes ne sont pas apparents et le traitement est donc tardif. Le glaucome est pour cette raison la cause de cécité la plus fréquente (après le diabète) dans les pays développés. Les causes sont diverses: l’hérédité, une myopie sévère, l’âge, une hypertension artérielle…
Il y a deux types de glaucome :

Le glaucome à angle ouvert

Il ne provoque aucune douleur ni aucun symptôme particulier, donc seul un ophtalmologiste peut le détecter et le traiter à temps. Il est lié à la fermeture progressive du filtre d’évacuation, empêchant ainsi l’humeur aqueuse de s’évacuer correctement et entraînant une élévation de la pression oculaire. Il n’y a pas de traitement standard, car chaque cas de glaucome est particulier, mais les collyres et autres solutions en goutte sont les médicaments les plus souvent prescrits. Selon les cas, la chirurgie est nécessaire, mais ce n’est qu’une petite opération bénigne.

Le glaucome à angle fermé

Ce dernier, contrairement au glaucome ouvert, ne passe pas inaperçu. Cette fois-ci, le filtre d’évacuation se bouche totalement et empêche l’humeur aqueuse de s’évacuer librement. Comme dans l’autre cas, la pression oculaire augmente, mais beaucoup plus rapidement. Si vite que la douleur se fait sentir en quelques heures et que la vision s’en trouve gravement affectée.

Le glaucome à angle fermé est un cas d’urgence qui nécessite un traitement dans les plus brefs délais. Dans un premier temps, une intervention médicale est nécessaire pour faire baisser la pression oculaire, puis une intervention chirurgicale pour prévenir le risque de récidive.

Infections oculaires telles que la conjonctivite et l’orgelet

La conjonctivite : la conjonctive est la membrane transparente qui recouvre l’intérieur des paupières ainsi qu’une partie du globe oculaire. La conjonctivite, c’est lorsque cette dernière s’infecte. Elle cause alors une rougeur à l’oeil, une sensation de démangeaison ainsi que des sécrétions plus ou moins épaisses rendant difficile l’ouverture de l’oeil, notamment au réveil. Cette infection est le plus souvent causée par un virus ou une bactérie, mais elle peut aussi être le résultat d’une allergie. C’est donc une maladie virale et contagieuse, qui peut affecter l’autre oeil. Heureusement, c’est une infection bénigne qui disparaît en quelques jours. Pour la traiter, il faut utiliser du collyre. Cependant, il faut faire attention à utiliser une solution en goutte différente pour chaque oeil (afin de ne pas contaminer l’autre), se laver les mains plus souvent et ne pas frotter l’oeil infecté afin de ne pas le transmettre à votre entourage.

L’orgelet : il se reconnaît à sa petite boule rouge et gonflée. C’est une infection du follicule d’un cil.
Pour le soigner, il suffit de faire mûrir l’orgelet pour éliminer le pus. Pour cela, l’application d’une pommade antibiotique et de compresses chaudes suffit. La guérison se fait ensuite d’elle-même après l’éclatement de l’orgelet.

Le chalazion : il forme une petite boule de consistance ferme située sous la peau. Il se forme lorsque les glandes de Meibomius (celles qui fabriquent la partie huileuse des larmes) sont obstruées. Il est important de traiter le plus rapidement possible le chalazion afin d’éviter qu’il ne s’enkyste. On peut tout d’abord appliquer de la chaleur (gants, compresses…) pour faire sortir le liquide. Il est aussi possible d’appliquer des pommades antibiotiques ou du collyre. Cependant, si cela n’est pas suffisant, une petite intervention chirurgicale est alors nécessaire. Elle consiste à pratiquer une petite incision sous la paupière pour extraire la glande, sous anesthésie locale.

La kératite : elle se manifeste par des érosions et une fine vascularisation de la cornée, affectant la vue et la rendant trouble. L’oeil devient alors rouge, douloureux et sensible à la lumière. Elle peut être causée par un virus, par la complication d’une conjonctivite, mais aussi par le port des verres de contact (souvent un manque d’hygiène). Il faut se faire prescrire des produits antiviraux pour une guérison rapide. Se rendre chez l’ophtalmologiste est donc nécessaire, surtout pour éviter une opacification de la cornée qui entraînerait une baisse de la vision durable.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

C’est une maladie de la rétine, plus précisément de la macula (petite zone au centre de la rétine qui est responsable de l’acuité visuelle) provoquée par une dégénérescence progressive. Elle peut apparaître vers 50 ans, et plus fréquemment après 65 ans. Elle cause un blocage partiel du champ visuel en créant une tache noire au centre et la vision de près devient difficile.

Un des premiers symptômes de la DMLA est l’impression de voir des lignes droites onduler. Il faut alors consulter un ophtalmologiste pour passer un examen du fond de l’oeil et se faire diagnostiquer. Il existe des traitements au laser et autres médicaments qui permettent d’arrêter la progression de la maladie, cependant aucun traitement n’existe pour retrouver la vision perdue.

Les myodésopsies (ou corps flottants)

Les corps flottants sont des opacités de tailles, de consistances et de formes variables présentent dans le corps vitré de l’oeil. Ils sont visibles, car ils projettent une ombre sur la rétine, celle-ci se superposant sur les objets regardés. Il n’existe pas de réel traitement pour les corps flottants, étant donné qu’ils sont sans danger, peu nombreux et souvent liés à l’âge. En revanche, si le nombre de ces myodésopsies augmente et qu’il est accompagné d’éclats de lumière, mieux vaut effectuer très rapidement un examen du fond de l’oeil chez un ophtalmologiste pour vérifier si ce n’est pas une hémorragie, un décollement de la rétine ou du corps vitré. De plus, pour les cas les plus graves, une intervention chirurgicale peut être envisagée, mais elle est très risquée, entraînant la majorité du temps une cataracte.

Le décollement de la rétine

C’est une maladie rare, qui consiste en une séparation de la rétine avec les membranes extérieures du globe oculaire, avec lesquelles elle est normalement rattachée. C’est une affection grave qui peut mener à la cécité si elle n’est pas traitée rapidement. Elle touche surtout les diabétiques, les myopes ou les personnes de plus de 45 ans. Le traitement est différent selon les cas, mais il est forcément chirurgical (laser, injection d’un gaz…).

La rétinopathie pigmentaire

Elle provoque une baisse progressive de la vue, avec la dégénérescence des cellules visuelles réceptrices de la lumière (photorécepteurs). Elle se manifeste au début par une difficulté d’adaptation à l’obscurité, puis par un rétrécissement du champ visuel progressif pouvant évoluer jusqu’à la cécité. C’est une maladie héréditaire qui se diagnostique le plus souvent entre 10 et 20 ans. Il n’y a pour l’instant aucun traitement de la rétinopathie pigmentaire. Cependant, il est possible de maintenir une certaine vision fonctionnelle à l’aide de loupes éclairantes ou de systèmes électroniques grossissants, pour une période assez longue. Des traitements sont actuellement en cours d’expérimentation.